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Traitements médicaux

Photobiomodulation

Photobiomodulation par LED ou laser

De découverte récente, l’efficacité de la lumière dans le traitement de l’alopécie est aujourd’hui reconnue.

Qu’elle soit produite par des LED ou des diodes laser, il s’agit d’une lumière de 650 nm de longueur d’onde, qui pénètre dans les tissus sur quelques millimètres et stimule la microcirculation, le métabolisme cellulaire et la synthèse de protéine.

De nombreux dispositifs existent, et presque autant de protocoles. Il est difficile d’évaluer précisément l’efficacité de ces protocoles car le traitement doit être suivi assidûment sur plusieurs mois, de même que les contrôles médicaux.


 Capillus 272

Ce sont des mini casques équipés de diodes laser qui vont émettre cette lumière de bas niveau d’énergie (1360mW).

Ces traitements sont réalisables à domicile, en s’équipant de ces dispositifs, il suffit de s’exposer 6 minutes par jour.

Agréés par la FDA (29/01/2015), ils provoquent après quelques semaines une repousse des cheveux (51% d’augmentation des cheveux terminaux) et une diminution de la chute.

 


Capillus 82 et 202

Il s’agit des mêmes dispositifs mais qui contiennent moins de diodes laser, respectivement 82 et 202.

Leur prix est aussi différent 799$ pour le capillus 82, 2000$ pour le capillus 202 et 3000$ pour le capillus272 pro.

 

Nous recommandons les modules pro équipés d’un plus grand nombre de diodes laser.


Theradome LH 80 pro

Agréé par la FDA pour le traitement de l’alopécie androgénétique de la femme, l’agrément est en attente pour l’homme.

Ce dispositif couvre la totalité du crâne et l’utilisation recommandée par le fabricant est 2 fois par semaine pendant 20 minutes.

Une réduction de la chute survient en 1 à 4 mois, suivi du quatrième mois au septième mois d’un épaississement des cheveux et d’une repousse à partir de 26 semaines.

Ce dispositif paraît plus indiqué pour les patients avec une perte de cheveux récente ou modérée.

Pour tous ces dispositifs :

  • La repousse est plus précoce chez la femme et peut être accélérée chez l’homme en associant un autre traitement anti chute tel le minoxidilfinastéride ou dutastéride, sauf chez la femme enceinte ou en cours d’allaitement.
  • A noter que les bénéfices de ces traitements disparaissent avec l’arrêt du traitement.

D’autres dispositifs sont aussi disponibles, tels :

Laser cap pro idem capillus mais avec 224 diodes laser


Hair max laser band ou laser comb


Revage laser system


Systeme LED Triwings

PRP

PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

Ce traitement récent consiste à faire un prélèvement sanguin (exécuté par une infirmière ou un médecin), le centrifuger, ce qui permet d’obtenir une séparation entre les globules rouges et le plasma concentré en plaquettes.

La concentration du PRP en plaquettes est généralement comprise entre 1,5 et 5 fois la concentration du sang, excepté avec le procédé EMCYTE qui permet par une double centrifugation d’atteindre des concentrations plus élevées, recommandées par certains et décriées par d’autres.

Quand elles sont activées (au contact des tissus ou par adjonction de calcium), les plaquettes libèrent de nombreux granules contenant :

  • des facteurs de croissance :
    • PDGF ou Platelet Derived Growth Factor (différenciation cellulaire),
    • TGF Transforming Growth Factor (synthèse de matrice extracellulaire),
    • VEGF Vascular Endothelial Growth Factor (angiogénèse),
  • des protéines participant à la cicatrisation tissulaire.

Ces molécules libérées favorisent la prolifération et la différenciation cellulaires, l’angiogénèse, et stimulerait la croissance des follicules pileuxainsi que l’apparition de nouvelles unités folliculaires.

Il s’agit d’un traitement sans effets secondaires et indolore.

Les effets thérapeutiques entraînent une diminution de la miniaturisation des follicules, l’arrêt de la chute dans un délai de 2 à 3 mois, suivi à partir du cinquième ou sixième mois d’une repousse; nous évaluons avec précision tous ces éléments en mesurant la densité de cheveux par cm2 avant le traitement et après quelques mois. Le diamètre des cheveux peut être aussi mesuré, ce qui permet d’évaluer la réponse des patients au traitement.

Plusieurs critères sont à prendre en considération :

  • quantité de PRP injectée, nous injectons 0,1ml/cm2 ce qui pour une surface de 200cm2 (surface du sommet du crâne) représente 20 ml de PRP,
  • la concentration plaquettaire dans le plasma (différente selon les kits de prélèvements),
  • profondeur d’injection, profonde 4 ou 5 mms au niveau des bulbes pileux ou plus superficielle 3 mms au niveau des réservoirs de cellules souches; interêt de l’utilisation d’un pistolet de mésothérapie avec réglage de la profondeur de pénétration de l’aiguille,
  • fréquence des injections: il semblerait que l’activation des plaquettes produise des phénomènes biologiques qui s’étalent sur 2 mois environ (action inflammatoire, cicatrisation, action anti inflammatoire et régénérescence).

Il paraitrait donc logique de pratiquer ces injections tous les 2 mois, mais dans la plupart des centres spécialisés, les meilleurs résultats ont été atteints après une injection mensuelle tous les mois, suivie d’une injection au sixième mois en cas de réponse positive du patient. Ensuite le traitement est renouvelé tous les 3 ou 6 mois.

Si globalement les réponses au traitement sont positives, les résultats sont modulables d’un patient à l’autre.

Des études récentes ont également signalé une régénérescence de la zone donneuse après une greffe.

Ref : « The effect of autologus platelet rich plasmainjection on pattern hair loss: clinical and histomorphometric evaluation« , Cervelli, S.Garcovich, A.Bielli, G.Cervelli, et all Biomed research international volume 2014.

Promotional effect of PRP on hair follicule reconstitution in vivo Miao, Y et all Dermsurg 2013; 1869-1876.

Complément alimentaire

Complément alimentaire Viviscal

Complément alimentaire à base d‘actifs naturels, formulés pour la chute des cheveux.

Complexe marin aminoMarC, extraits de proteines marines.

Trois produits sont disponibles, extra strength, professional et viviscal man.

Une étude parue en 2015 montre une augmentation des cheveux terminaux dans 80% des patients après six mois d’utilisation.

REF : Ablon G, Dayan S. A randomized, double blind, placebo-controlled, multi center, extension trial evaluating the efficacy of the new oral supplement in women with self-perceived thinning hair.
J Clin Aesthet Dermatol. 2015 Dec

Pour toutes les autres causes de calvitie, carence vitaminique, déficit en hormones thyroidiennes, chimiothérapie, infections parasitaires, les traitements sont plus efficaces.

D’une façon générale les traitements médicaux sont plus efficaces chez la femme que chez l’homme.


De nombreux autres compléments alimentaires visant à améliorer l’état des phanères sont disponibles sur le marché tels que le Luxéol, le Forcapil et Nutrafol.

Traitement hormonal

Traitement hormonal contre la perte de cheveux

Pilules contraceptives

Certaines pilules, type YAZ ethyniloestradiol et drospirenone ont des propriétés anti androgènes qui peuvent être une aide chez les femmes atteintes de perte de cheveux.


Androcur

Androcur (acétate de cyprotérone) en cas d’hyperandrogénie: hirsutisme, et l’alopécie post ménopausique; contre indiquée chez la femme enceinte.


D’autres désordres endocriniens peuvent être à l’origine d’une perte de cheveux, en particulier les dysfonctionnements thyroïdiens qui nécessiteront un traitement spécifique.

 

Traitements conventionnels

Traitements Rogaine (Minoxidil) et Finasteride (Propecia)

Rogaine (Minoxidil)

Ce produit augmente la durée de la phase anagène et peut même déclencher un nouveau cycle en accélérant la chute du cheveu en phase télogène: c’est « l’effet shedding » parfois observé. D’une façon générale, le cheveu s’épaissit, et pousse. Il agit en stimulant la croissance des follicules pileux par activation des cellules germinales du derme papillaire.

La lotion doit être appliquée sur la peau et non sur le cheveu, une à deux fois par jour; la lotion à 5% est plus efficace chez l’homme.

Chez la femme la lotion à 2% est recommandée; les riques d’irritation ou d’allergie cutanée sont plus importants que chez l’homme.

Les résultats ne peuvent être appréciables qu’après 6 mois d’application.


Finasteride (Propecia)

À ce jour 2 molécules peuvent freiner la formation de DHT, le finastéride (nom commercial propécia) qui bloque le type 2 de la 5 alpha réductase et le dutastéride (Avodart) à l’élimination bien plus longue (demi vie 5 semaines au lieu de 8 h pour le finastéride) qui bloque les 2 types 1 et 2; ce dernier n’a pas d’agrément FDA pour la perte de cheveux mais seulement pour l’hypertrophie de la prostate.

Des études ont montré après 5 ans de traitement par finastéride :

  • dans 48% des patients une croissance de nouveaux cheveux, 6% versus placebo,
  • dans 42% une stabilisation de la calvitie, 19% versus placebo,
  • dans 10% aucune efficacité, perte de cheveux constante, 75% versus placebo.

Mais cette efficacité sur la chute des cheveux peut s’accompagner d’effets délétères sur la fonction sexuelle masculine dans un certain pourcentage de cas (4,5%), la fréquence de survenue est en fait difficile à apprécier. Parmi les effets secondaires, on remarque une diminution de la libido, un trouble de l’érection, des douleurs testiculaires, une congestion mammaire voire une gynécomastie.

Les effets indésirables ont disparu chez les patients qui ont stoppé le traitement et chez 58% des patients qui ont poursuivi ce traitement; pour certains sujets, ces effets pourraient persister après l’arrêt du traitement: « Post Finasteride Syndrome » (PFS).

Dans certains pays, cette molécule est disponible en lotion, associée au minoxidil, avec un passage systémique plus faible qu’en comprimé dans le but de diminuer ces effets secondaires.

Autres effets:

  • le finastéride diminue le taux de PSA (prostate spécific antigen) dans le sang,
  • le finastéride pourrait diminuer le taux de cancer de la prostate de bas grade, mais pourrait augmenter le risque de tumeur de haut grade (rique chez les sujets jeunes 40/50 ans),
  • effet sur la fertilité : Chez l’homme, le finastéride peut diminuer le nombre de spermatozoïdes. Chez la femme, il peut réduire la fertilité. Il est  formellement contre-indiqué chez la femme enceinte ou devant l’être prochainement, en raison du risque de malformation sur l’embryon male (hypospadias).

Chez la femme ménopausée, ce traitement a été utilisé (résultats contrastés selon les études).


Mais attention, la durée de ces deux traitements doit être longue car leur interruption provoque une disparition de tous les bénéfices observés.