Chute de cheveux en automne : comprendre la chute saisonnière et savoir quand agir

5/10/2026 | Analyse & actualité

À l’automne, il est fréquent de constater davantage de cheveux dans la douche, sur l’oreiller ou lors du brossage.
Cette augmentation de la chute peut être tout à fait physiologique et correspondre à ce que l’on appelle communément la
chute saisonnière.

Lorsque la chute se prolonge, s’accompagne d’une perte de densité ou de cheveux qui deviennent progressivement plus fins, elle peut également révéler une alopécie débutante.

L’important est donc de faire la différence entre une chute transitoire et une perte de cheveux qui nécessite une prise en charge.

Pourquoi perd-on davantage de cheveux à l’automne ?

Pour comprendre la chute saisonnière, il faut d’abord comprendre le cycle du cheveu.

Chaque follicule pileux évolue indépendamment selon plusieurs phases :

  • La phase anagène, ou phase de croissance, qui dure plusieurs années (2 à 6 ans), elle concerne environ 85 à 90 % de vos cheveux.
  • La phase catagène, est une courte phase de transition durant laquelle l’activité du follicule ralentit et le cheveu se détache progressivement de son bulbe.
  • La phase télogène, une phase de repos qui précède la chute du cheveu et le démarrage d’un nouveau cycle, et donc la pousse d’un nouveau cheveu.

Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est donc normal : c’est le signe que votre cuir chevelu se renouvelle.

À la fin de l’été et au début de l’automne, une proportion plus importante de cheveux peut se retrouver simultanément en phase télogène. Leur chute devient alors plus visible pendant quelques semaines.

Plusieurs facteurs peuvent se superposer à ce phénomène et accentuer la sensation de perte de cheveux au début de l’automne :

  • Les agressions de l’été : une exposition importante au soleil, à la chaleur, au chlore ou au sel fragilise la fibre capillaire et peut déséquilibrer le cuir chevelu.
  • La fatigue, le stress et le changement de rythme liés à la rentrée peuvent favoriser ou accentuer la chute des cheveux.
  • L’alimentation joue également un rôle dans la santé du cheveu. Des apports insuffisants, notamment en protéines, fer ou zinc, peuvent contribuer à une chute lorsqu’une carence est présente.

Une chute de cheveux liée au stress, une fatigue importante ou une carence peut apparaître plusieurs semaines à quelques mois après l’événement déclencheur. La chute observée à l’automne peut donc parfois être liée à des événements survenus durant l’été.

Chute saisonnière ou alopécie : comment les différencier ?

Une chute saisonnière est diffuse et temporaire. Elle touche l’ensemble du cuir chevelu, dure quelques semaines, et la densité de vos cheveux reste globalement conservée. Peu à peu, la chute diminue d’elle-même.

Une alopécie s’installe différemment : la chute persiste, les cheveux s’affinent et la densité diminue. Chez l’homme, les golfes se creusent ou le sommet du crâne s’éclaircit, chez la femme, la raie s’élargit progressivement.

Que faire pendant la chute saisonnière ?

Une chute saisonnière ne se traite pas : elle s’éteint d’elle-même au bout de quelques semaines.

En revanche, quelques réflexes évitent de fragiliser davantage le cheveu : brosser délicatement, limiter la chaleur excessive (sèche-cheveux, fer à lisser) et les coiffures qui tirent, et choisir un shampoing doux sans multiplier les produits.

Côté assiette, une alimentation variée, riche en protéines, en fer et en zinc, soutient la repousse. Les compléments alimentaires n’ont d’intérêt que si une carence est confirmée par une prise de sang.

Enfin, il faut de la patience : la repousse se constate sur plusieurs mois.

perte de cheveux quand reagir

Les signes qui doivent vous alerter !

Il est conseillé de ne pas attendre et de consulter si :

  • la chute dure depuis plus de 2 à 3 mois sans diminuer ;
  • la densité baisse : la raie s’élargit, les golfes se creusent, le sommet du crâne s’éclaircit ;
  • les cheveux deviennent plus fins, et la queue-de-cheval moins volumineuse ;
  • des antécédents familiaux d’alopécie existent ;
  • la chute s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs, de plaques dépourvues de cheveux ou d’une fatigue inhabituelle ;
  • la chute est brutale et très abondante.

Un bon réflexe : photographier la raie et le sommet du crâne à intervalles réguliers, dans la même lumière. Ces images permettent de comparer objectivement l’évolution.

Comment NHT détermine la cause

La chute de cheveux est souvent multifactorielle, et chaque cause appelle une réponse différente. Chez NHT, tout commence par un diagnostic.

Lors de la consultation médicale, nous réalisons un bilan capillaire avec un examen trichoscopique. L’objectif est d’évaluer la densité, le diamètre des cheveux, leur éventuelle miniaturisation et l’état général du cuir chevelu. Nous prescrivons également un bilan sanguin complet, portant sur plus de 30 paramètres biologiques, afin de rechercher une carence, un déséquilibre hormonal ou toute autre anomalie susceptible d’aggraver la chute.

Lorsqu’une composante génétique est suspectée, le TrichoTest™, une analyse génétique réalisée par simple prélèvement buccal, permet d’identifier les gènes impliqués dans la chute et de personnaliser la prise en charge.

Et si c’était le début d’une alopécie ?

Lorsque le diagnostic confirme une alopécie, la prise en charge est adaptée à votre profil et à son stade : lotions personnalisées, PRP, et greffe capillaire uniquement lorsqu’elle est pertinente, c’est-à-dire lorsque l’alopécie est stabilisée.
Pour en savoir plus, retrouvez nos pages dédiées à l’alopécie chez l’homme et à l’alopécie chez la femme.

Vous perdez plus de cheveux que d’habitude ?

Une chute au début de l’automne n’est pas forcément inquiétante.
Mais si elle dure, si votre densité diminue ou si vos cheveux s’affinent, mieux vaut en chercher la cause. La chute d’automne peut aussi mettre en évidence une alopécie déjà présente : la rentrée est un bon moment pour faire le point, plutôt que d’attendre que la situation s’aggrave. Cette période, moins exposée au soleil, est d’ailleurs souvent favorable lorsqu’une greffe est envisagée.

Venez vérifier s’il s’agit d’une chute saisonnière ou d’un début d’alopécie grâce au bilan proposés par NHT

L’automne est toujours une saison clé, chargée de changements en tout genre. Vos pertes de cheveux sont-elles juste un changement saisonnier parmi les autres ou le début d’une alopécie ?

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